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Louise de la Vallière, celle qui aima le roi et non la royauté.

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Paravent des amours de Louis XIV.

 

Délaissant Marie-Thérèse d'Autriche, cette épouse qu'il respecte mais n'aime pas, Louis XIV tombe sous le charme de Mme Henriette d'Angleterre, sa belle-soeur. Elle est enjouée, insouciante et surtout, elle souffre d'être ignorée par un mari indiffèrent, car, chacun le sait à la cour, "le miracle d'enflammer le coeur de Monsieur n'était réservé à aucune femme du monde".

A en croire Mme de la Fayette, Louis XIV et Henriette d'Angleterre "avaient l'un pour l'autre cet agrément qui précède d'ordinaire les grandes passions".

Or la liaison du roi avec Madame peut difficilement être tenue secrète et risque de causer un scandale sans précédent.

Avertie de cet "inceste", Anne d'Autriche tente de raisonner le roi, qui lui confesse son impuissance:

"J'ai fait ce que j'ai pu pour ne pas offenser Dieu et ne pas m'abandonner à mes passions, mais je suis contraint de vous avouer qu'elles sont devenues plus fortes que ma raison. Je ne puis plus résister à leur violence, et je ne me sens même pas le désir de le faire."

On croit alors pouvoir donner le change en mettant en évidence dans l'entourage de Louis XIV une jeune femme suffisamment gracieuse pour faire illusion et suffisamment naïve pour ne pas tout saisir du rôle qu'on veut lui faire jouer.

L'oie blanche que Mme Henriette pousse en avant est une de ses demoiselles d'honneur, Françoise-Louise de La Baume Le Blanc, fille du défunt marquis de La Vallière, et qui semble avoir pour unique passion l'amour de Dieu.

Mais l'imprudent stratagème va très vite faire naître une seconde idylle...

 

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De lîle enchantée au désenchantement.

 

 

En accédant au rang tant convoité de favorite officielle, Louise de La Vallière triomphe sans orgueil.

C'est son tempérament, et la modestie qu'elle affiche dans sa passion pour le roi sert de paravant aux scrupules qui agitent l'esprit de cette jeune femme prude.

En novembre 1663, Louise accouche en secret d'un garçon, puis revient à la cour dans la plus grande discrétion. Quand on donne dans le parc de Versailles en mai 1664 une fête sompteuse en l'honneur de la reine mère et de la reine régnante, ni Anne d'Autriche ni Marie-Thérèse n'ignorent que Louise est la seule héroïne des Plaisirs de l'Isle enchantée.

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Il semble alors que la passion du roi est à son comble et ne saurait être troublée par aucun nuage.

 

Mais l'ingénue et imprudente Mlle de La Vallière, qui n'a d'autre souci que de plaire au roi et de tout faire pour le distraire, se lie d'amitié avec l'une des six dames de compagnie de la reine remarquée de tous par son esprit: Athénaïs de Montespan.

En s'attachant à cette jeune femme aussi belle qu'intelligente, Louise se persuade un pau naïvement que celle-ci ajoute encore à l'agrément qu'elle n'a de cesse de vouloir procurer au roi.

 

Louis XIV tout en l'assurant chaque jour des sentiments qui l'attachent à elle, et continuant chaque soir de rejoindre la reine pour l'assurer du respect qu'il a promis de toujours lui témoigner, s'éprend de Mme de Montespan dont il a fait sa maîtresse sans vouloir toutefois chasser la précédente.

 

Aux scrupules de vivre dans le péché s'ajoute alors l'infortune de devoir partager son amant.

La pieuse Louise de La Vallière, faite duchesse de Vaujours en avril 1667, s'engage désormais sur un douloureux chemin de croix qui va durer dix ans...

 

 

Charles, le fils qu'elle a eu du roi, meurt à l'âge de deux ans, et un second garçon, né en 1665, ne vit pas plus longtemps.

Louise de la Vallière donne à Louis XIV deux autres enfants, Marie-Anne de Bourbon en 1666, et Louis de Bourbon né l'année suivante, qui seront tous les deux légitimés.

Parce qu'elle est la mère de deux enfants du roi, Louise reste en faveur à la cour, supportant sans rien dire une rivale qui domine désormais seule les passions du roi.

 

 

Depuis la mort de sa mère Anne d'Autriche en 1666, Louis XIV s'est entièrement libéré d'une tutelle qui l'empêchait de trop s'exposer au scandale.

Son bon vouloir n'a donc plus de frein, son ardeur amoureuse non plus, et si Mme de Montespan a rang de maîtresse officielle, il ne se sépare pas de Louise de la Valiière, l'obligeant, comme la reine d'ailleurs, à une pénible cohabitation.

 

Le chagrin de Louise ne fait qu'exacerber le sentiment religieux qui l'a toujours animée, et elle songe de plus en plus à une retraite définitive dans le silence des oraisons.

 

Sainte et pénitente.

 

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Comme elle l'a fait déjà quelques années auparavant, Louise de la Vallière fuit Versailles à l'aube du 11 février 1671 pour se réfugier au monastère de la Visitation, à Chaillot.

Sitôt prevenu, Louis XIV la fait chercher par un premier émissaire, Lauzun, qui essuie un refus, puis par un deuxième , le maréchal de Bellefons, qui ne réussit pas davantage à infléchir la détermination de Louise de demeurer à Chaillot.

 

Vexé, le roi envoie alors Colbert avec ordre de ramener celle qui avait quitté Versailles sans son autorisation.

Louise de la Vallière s'incline, mais elle sait que son retour marque sa disgrâce prochaine malgré les gestes d'affection de roi.

Supportant encore les railleries de Mme de Montespan qui ne manque pas une occasion de l'humilier, Louise s'enferme toujours plus dans la prière, cherchant auprès de son conffesseur l'aide nécessaire au projet qu'elle mûrit: se retirer au couvent.

 

Agitée par les tourments, convaincue d'encourir la colère divine en expiation de sa vie de pécheresse, Louise de La Vallière choisit alors la voie la plus difficile, celle du carmel.

Encore faut-il que Louis XIV y consente, et Bossuet s'entremet pour cela, profitant de l'occasion pour ramener un peu de foi dans l'existene du souverain.

Mais c'est Mme de Montespan qui s'oppose le plus farouchement au projet, craignant qu'une si pieuse résolution ne crée un précédent qui déterminerait à l'avenir le sort de la favorite!

 

Le 19 avril 1674, après avoir demandé publiquement pardon à la reine et rencontré une dernière fois le roi, Louise de La Vallière quitte la cour pour toujours et rejoint les Carmélites de la rue Saint-Jacques où elle prend le voile.

Elle est désormais soeur Louise de la Miséricorde, retirée du mnde pour mieux contempler Dieu après avoir aimé le roi. Aidée de Bossuet, elle poursuit la rédaction de ses Prières et réflexions sur la Miséricorde de Dieu.

 

Elle meurt le 6 juin 1710à presque 66 ans sans arracher une larme à Louis XIV, en apprenant sa mort, le roi dira seulement:

"Elle est morte pour moi le jour où elle est entrée au couvent".

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A
<br /> Bonsoir, blog très intéressant.<br /> Une petite remarque cependant, le tableau ci dessus représente la seconde épouse de Philippe d'Orléans, Elisabeth Charlotte, princesse palatine et ses deux enfants.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Merci pour votre visite.<br /> <br /> <br /> Concernant le tableau, j'ai pourtant effectué plusieurs vérifications avant de pouvoir affirmer qu'il s'agissait de Louise de La Vallière mais ça n'a pas était suffisant! Merci de m'avoir<br /> avertie.<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> bonjour<br /> <br /> j'aime bien votre blog, et notamment les illustrations qui sortent de l'ordinaire. beau travail.<br /> <br /> bloggesse<br /> <br /> <br />
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