Partager

Vie quotidienne en images

Cartes de France

Musique



En ce moment je lis...


9782035856272-T.jpg

Portraits

  • promenade_zoom.jpg
  • Louis XIV

Derniers Commentaires

Biographies

Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 10:30

2008-08-149.jpg

 

Né en 1624 en Charente, Jean-Baptiste La Quintinie, après des études de droit, est reçu à Paris comme avocat à la Cour du Parlement, et maître des requêtes de la Reine.

Jean Tambonneau, président de la Cour des Comptes, le remarque, et lui confie l’éducation de son fils Michel.

La Quintinie part alors pour un voyage en Italie, dont les jardins servent de référence en France à cette époque encore, afin de familiariser son élève avec les arts. Sa passion pour les jardins se révèle alors, et il décide de se consacrer à cet art du jardinage et de la culture.

 

Féru d’auteurs anciens comme Pline et Columelle, il se met aussi au fait des théories contemporaines, et s’exerce à leur pratique dans le jardin que lui confie M. Tambonneau à Paris.

Sa renommée le fait bientôt appeler par les grands de l’époque, et il crée des jardins potagers et fruitiers à Sceaux, Rambouillet, Vaux-le-Vicomte. Il fait partie de l’équipe de créateurs que Louis XIV débauche, lorsqu’il disgrâcie en 1661 son surintendant Nicolas Fouquet. Il reçoit alors la direction de l’ancien potager de Louis XIII à Versailles.

 

versaille_potager.jpg

En 1670, il est fait directeur de tous les jardins fruitiers et potagers royaux, charge créée pour lui. Tout en continuant à veiller sur ses anciennes créations, il est responsable des jardins royaux, des arbres de la nouvelle orangerie construite par Mansart. En 1678, il entreprend la création d’un nouveau potager, l’actuel « potager du Roi » qui le rend plus célèbre encore.

 

Craignant d’être mal imité, La Quintinie rédige les Instructions pour les jardins fruitiers et potagers, publiées par son fils à titre posthume en 1690. Il y livre l’essentiel de ses expériences et découvertes dans le domaine des primeurs, mais aussi de la taille des fruitiers.

 

5976832-L.jpg

 

Il est le premier à avoir mis en évidence le rôle de la sève dans la croissance et la fructification des arbres fruitiers, ainsi que le système racinaire des arbres, et les précautions à prendre lors de leur transplantation.

Devant tant de services rendus, il est anobli en 1687 par Louis XIV. Il meurt le 11 novembre 1688. Louis XIV confie à sa veuve : « Madame, nous avons fait une grande perte que nous ne pourrons jamais réparer ».

 

5052124820_3907b92aed.jpg

Publié dans : Biographies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 16:18

Vauban_Portrait.jpgIssu d'une famille de hobereaux du Mobihan, Sébastien Le Presles, nait en mai 1633.

 

Seigneur de Vauban, il commence sa carrière en rejoignant l'armée de Condé pendant la Fronde (en 1651) alors qu'il est âgé d'une vingtaine d'années, avant de se rallier à Mazarin.

Ingénieur militaire à partir de 1655, il participe à de nombreux sièges dans le Nord, puis reprend du service au moment de la guerre de Dévolution.

 

Gouverneur de Lille à partir de 1668, il en fait la "reine des citadelles". Très apprécié du roi et de Louvois, il remplit à partir de cette date les fonctions effectives de commissaire général aux fortifications, puis en obtient la charge nominale en 1678.

 

Entre-temps, il monte en grade et collabore avec le roi et ses généraux pour les sièges de la guere de Hollande.

C'est lors de celui de Maastricht en 1673 qu'il met en application sa méthode d'attaque des places, qu'il formalise dans un traité en 1704.

 

Cette méthode vise avant tout à épargner un maximum de vie humaines tout en économisant aussi les moyens. Ainsi, Vauban perfectionne le système des tranchées pour s'approcher en surêté des remparts et il crée à des endroits stratégiques des "places d'armes", où les assiégeants peuvent se regrouper à l'abri des tirs ennemis.

 

Vauban continue à diriger des sièges jusqu'en 1703, mais il se fait de plus en plus bâtisseur de forterresses et son nom reste attaché à celui de la "ceinture de fer".

Il a en effet construit ou réaménagé au moins 130 places sur toutes les frontières de France

vauban_244.jpg

 

Conseillant au roi à la  fin de la guerre de Hollande de faire son "pré carré", c'est-à-dire de rationnaliser le tracé des frontières pour éviter les redents et les enclaves, il protège le Nord de la France par un système de trois ligne parallèles de places fortes, qui permet de résister à l'invasion en 1708 et préserver durablement le royaume.

 

brisach

 

Vauban est d'une grande franchise avec Louvois et le roi dont il critique par exemples les effets néfastes de la révocation de l'Edit de Nantes. Mais Louis XIV sait reconnaître ses qualités et ne cesse de le récompenser, puisqu'il est fait grand-croix de l'ordre de Saint-Louis, maréchal de France puis chevalier du Saint-Esprit.

 

Constamment sur les routes ou au travail,

il ne peut guère goûter la vie de famille dans son château de Bazoches dans le Morvan.

chateauvauban-copie-1.jpg

 

Mais Louis XIV n'appréciera pas qu'il publie sans autorisation son projet de réforme générale de la fiscalité, la Dîme Royale, peu de temps avant sa mort en 1707.

 

Grâce aux dépositions de son valet de chambre, Jean Colas, de la veuve Fétil, de sa fille et de leur ouvrier Coulon, il est possible de savoir comment se sont passés les derniers jours de Vauban.

 

Toute la journée, il reste assis dans sa chambre, « en bonnet », près du feu. Sur le soir, « la fièvre le prend ». Il se met au lit, et fut « fort mal le vendredi et samedi suivant… ».

Le dimanche, la fièvre est légèrement tombée : « ce dimanche matin, explique Colas, il donne ordre de prendre dans son cabinet deux de ses livres et de les porter au sieur abbé de Camps, rue de Grenelle, faubourg Saint-Germain, et de le prier de les examiner, et de lui en dire son sentiment ».

« Le mercredi 30 mars, dit Colas, sur les neuf heures trois-quart du matin, le Maréchal mourut… ».

 

 Vauban n’a été ni inquiété, ni disgracié par le roi, il est mort d’une embolie pulmonaire, conséquences de ce « rhume » dont il ne cesse de se plaindre depuis des dizaines d’années dans sa correspondance.

 

Louis XIV a reconnu en Vauban un « bon Français ».

Et à sa mort, contrairement à une légende tenace de disgrâce (légende dont Saint-Simon est en partie responsable),

il parla de lui avec beaucoup d’estime et d’amitié :

« je perds un homme fort affectionné à ma personne et à l’État », déclara-t-il à l’annonce de sa mort.

 

Pour en savoir plus:

*Réseau des sites majeurs Vauban

*Fortifications de Vauban en photos

Publié dans : Biographies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 17:31
fouquet.jpg


Issu d'une famille de marchands angevins, Nicolas Fouquet  gravit peu à peu les échelons d'une carrière parlementaire classique, puis achéte en 1650 la charge prestigieuse de procureur général du parlement de Paris.

C'est un homme fidèle au roi et à Mazarin, même durant la Fronde, il est naturellement choisi en 1653 pour la surintendance des finances.
Les finances royales sont alors dans un état dramatique, alors que l'argent manque pour financer la guerre contre l'Espagne. Fouquet se montre à la hauteur et n'hésitant pas à engager sa fortune personnelle, il restaure le crédit de l'Etat.

Ce mélange d'argent privé et d'argent public, entraine bien évidemment des abus dont il tire profit, au même titre que Mazarin et Colbert.
Sa position lui permet également de se constituer une clientèle parmi les manieurs d'argent du royaume et il peut ainsi marier sa fille à un descendant de Sully. Il vit dans l'opulance, achéte des terres en Bretagne (notamment Belle-île) et embellit son château de Vaux-le-Vicomte. A cette occasion, il engage les artisans les plus renommés: l'architecte Le Vau, le peintre Le Brun, le sculpteur Puget et le jardinier Le Nôtre. Il réunit également un cercle d'écrivain de renom: Scarron, Corneille mais aussi Molière et La Fontaine.

Sa réussite fait des jaloux, notamment Colbert, qui n'a de cesse de le critiquer auprès du roi. Ayant toute confiance en son ministre et ami, Louis XIV se défie de Fouquet, qu'il juge manipulateur et trop ambitieux.

vauxlevicomte.jpg
Le soir du 16 août 1661, Fouquet décide d'organiser une fête en son château de Vaux-le-Vicomte et le roi y est bien sûr invité.
Tout est luxueux, les décors raffinés sont de véritables allégories au seigneur des lieux, d'ailleurs tout le monde appelle Fouquet « Monseigneur ». Cet orgueil mal placé ne fait que courroucer Louis XIV. Le buffet, organisé par Vatel,  est extraordinaire avec des centaines de plats dans lesquels les invités peuvent se servir avec des couverts en vermeil et de la vaisselle magnifique (même le roi ne dispose pas d'un tel luxe). Molière et Lully sont invités à donner une représentation des « Fâcheux », une comédie-ballet exécutée dans les merveilleux jardins.
 Des cadeaux, des perles et des diamants sont offerts aux dames. À la fin de la soirée, Fouquet va même jusqu'à offrir un feu d'artifice qui illumine de mille feux la somptueuse demeure.

 Louis XIV boue intérieurement même s'il montre bonne figure, et il quitte le château blanc de rage.
 Le 5 septembre 1661, le fidèle d'Artagnan, sur ordre du roi, arrête Fouquet à Nantes.
Son procès durera 3 ans: il est accusé de s'être enrichi aux dépens de l'Etat et de préparer un plan d'agitation politique contre le roi d'où la fortification de Belle-île.
Malgré des irrégularités flagrantes durant le procès et les fortes pressions du roi et de Colbert, Fouquet est condammé à un bannissement perpétuel puis à un emprisonnement à vie dans la forteresse de Pignerol, il y mourra le 3 avril 1680.

Publié dans : Biographies
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 18:40
 (1622-1673)
 Molière de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin né à Paris en 1622, il est fils d’un tapissier du roi et fit ses études dans un collège de Jésuites qui accueillait les fils de la noblesse et de la riche bourgeoisie.
 Il se détourna de la carrière que son père lui destinait au profit de la création d’une troupe de comédiens : « L’Illustre Théâtre ». Cette troupe fut constituée en juin 1643, elle se produisit dans deux salles. Ce fut l’échec et la faillite, et le jeune Poquelin fut emprisonné pour dettes. Libéré, il entame avec Madeleine Béjart des tournées à travers la France. Dix ans plus tard, à Lyon, il crée sa première comédie, l'Étourdi. Elle est suivie l'année suivante à Béziers du Dépit amoureux. La troupe où il entre est signalée en Gascogne, en Bretagne, en Languedoc et enfin dans la région du Rhône. En 1650, il fut choisi par ses compagnons pour être leur chef, il abandonne son patronyme au profit de Molière.

Le comédien joue avec sa troupe à Vaux-le-Vicomte, pour le surintendant Fouquet, puis à Versailles, pour le roi Louis XIV en personne. La protection du surintendant puis du roi lui permet de faire face aux cabales, jalousies et médisances. Elle lui vaut aussi des revenus élevés qu'il dépense aussitôt que gagnés.

La troupe obtient la jouissance de la salle du Petit-Bourbon. En 1660, ils durent la quitter, Louis XIV mit alors à leur disposition la salle du Palais-Royal, construite par Richelieu et demeurée sans emploi depuis sa mort. C’est là que Molière joua jusqu’à son dernier jour.

Cette salle appelée de nos jours la Comédie Française, a un autre nom qui en dit long : « La maison de Molière ».

En 1664, Molière et Lully s'associent pour composer la première comédie-ballet authentique, "Le Mariage forcé", qui mêle étroitement l'intrigue théâtrale, la danse et la musique.

En sept ans de collaboration, avant que la brouille et la mort ne les séparent, ils créeront au total onze comédie-ballet, la plus célèbre étant "Le Bourgeois gentilhomme".


Le comédien doit faire face à une cabale des dévôts autour de la reine mère, Anne d'Autriche, après la première représentation de Tartuffe, sévère critique de l'hypocrisie religieuse, le 12 mai 1664, dans le parc de Versailles, lors des fêtes des «Plaisirs de l'Île enchantée».

Apparaissent dans la foulée d'autres chefs-d'oeuvre : Dom Juan (pièce en prose), le Misanthrope, l'Avare...












 Le 17 février 1673, il monta sur la scène du Palais-Royal et fut pris d’un malaise au cours de la 4ème représentation du Malade imaginaire. Il mourut chez lui dans la soirée à l’âge de 51 ans.

 Le clergé de Saint Eustache, ayant refusé de lui donner une sépulture chrétienne en raison de l’ex-communication de tous les comédiens, Armande Béjart son épouse alla trouver Louis XIV pour qu’il intervienne auprès de l’archevêque de Paris. Suite à cette intervention, Mgr du Harlay prononça l’ordonnance suivante :

« Nous avons permis au sieur curé de Saint Eustache de donner la sépulture ecclésiastique au corps du défunt Molière dans le cimetière de la paroisse, à condition néanmoins que ce sera sans aucune pompe et avec deux prêtres seulement et hors des heures du jour et qu’il ne se fera aucun service solennel pour lui, ni dans la dite paroisse, ni ailleurs ».

Mais en réalité le cortège fut plus important que prévu, une grande foule de gens du peuple accompagnèrent le corps qui fut inhumé au cimetière Saint-Joseph officiellement au pied de la croix.
Publié dans : Biographies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 10:00
Il est difficile de differencier le mythe de la réalité en ce qui  concerne la vie de D'Artagnan. Rien que le nom du célébre mousquetaire évoque en nous des scènes mythiques de cape et d'épée, des souvenirs inaltérables de la saga des "trois mousquetaires" d' Alexandre Dumas. Pourtant la vie du mousquetaire, et très certainement ami, de Louis XIV n'est pas moins épique que sa légende.
 
De son vrai nom Charles de Batz de Castelmore, D'artagnan est né entre 1611 et 1615 au château de Castelmore, près de Lupiac en Gascogne.

Il s'engage en 1640 dans les Gardes Françaises, l'un des deux corps d'élite chargés de la protection du roi. Mr de Tréville, capitaine de la compagnie des mouquetaires du roi l'affecte à la compagnie des Essarts des Gardes Françaises à Fontainebleau.

Après la dissolution de sa compagnie en 1646, il devient un des hommes de confiance du cardinal Mazarin et protège le jeune Louis pendant l'époque trouble de la Fronde en effectuant plusieurs missons secrétes.

Lors de l'exil forcé de mazrain en 1651, D'Artagnan accompagne le ministre, sa fidélité est recompensée et il est nommé un an plus tard Lieutenant aux Gardes Françaises;
il en devient capitaine en 1655.

En 1657, la compagnie des "grands mouquetaires" fut reformée et il en devient sous-lieutenant mais en assure le plein commandement, le chef nominal étant un neveu de Mazarin.

En 1660, il escorte le roi à St-Jean-De-Luz pour son mariage avec l'Infante d'Espagne Marie-Thérèse, puis pour son tour des villes du sud du royaume, ce qui permet à D'Artagnan de revoir les siens lors de l'étape à Vic-Fezensac.


Le 5 septembre 1661, le roi lui confie la délicate tâche d'arrêter Nicolas Fouquet, disgracié. Il est ensuite chargé de le
suivre et de le surveiller. Pour le roi, D'Artagnan devient alors le geôlier attitré de Fouquet qu'il accompagne dans ses diffèrents lieux de détention: Angers, Vincennes, la Bastille et pour finir Pignerol en Italie. D'Artagnan effectue sa mission avec une certaine humanité et finira, semble-t-il, par tisser des liens avec Fouquet.

D'Artagnan devient ensuite gouverneur de Lille mais il souhaitait retourner sur les champs de batailles.

Ce fut chose faite lors de la guerre de Hollande contre les Provinces-Unies en 1672.

Malheureusement, il y trouva la mort un an plus tard, le 25 juin 1673, lors du siège de Maastricht, tué par une balle de mousquet.

Le lieu de sa sépulture est aujourd'hui encore inconnu...il aurait pû être enterré au cimetière de l'église de Wolder, près du camp du roi ou alors ramené mourant au château de Navagne.





Aller plus loin:
° Le monde de D'Artagnan
° Mémoires de Monsieur d'Artagnan








Publié dans : Biographies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés